écouter son coeur

Faut-il écouter son cœur ou sa raison?

Vous avez sûrement déjà entendu cette expression lorsque vous faites face à un dilemme : écoute ton cœur! Alors pourquoi écouter son cœur plutôt que sa raison? Est-ce que le cœur est vraiment en contradiction avec la raison? En matière de développement personnel, savoir faire le bon choix en fonction de ses sentiments profonds est d’une grande utilité comme vous allez le voir ci-dessous.

Qu’est-ce que le cœur?

Vous savez ce que l’on dit. Le cœur a ses raisons que la raison ignore. Cette phrase ne veut rien dire et tout dire en même temps. En fait, elle signifie simplement que le cœur et la raison fonctionnent de façons complètement différentes. Le cœur matérialise notre attachement à des valeurs et des croyances, développées tout au long de notre vie. Le cœur est source de créativité et de générosité. Il nous permet d’avancer sur un chemin moins défini, plus imaginaire. Le cœur invite à l’aventure et à la découverte. Il nous pousse à faire le grand saut et à prendre des risques pour rester en accord avec nos sentiments les plus profonds.

Qu’est-ce que la raison?

La raison, c’est notre côté cartésien, celui qui nous ramène les pieds sur terre et nous évite d’avoir tout le temps la tête dans les étoiles. La raison se développe par mimétisme en observant des personnes de référence. Pour bien faire, faisons comme ces personnes qui nous semblent agir de façon raisonnable en toutes circonstances. La raison peut être limitante dans notre chemin de vie car elle a tendance à nous dicter une approche conservatrice, sans prise de risque. Plutôt que d’avancer sur le chemin des envies et du désir, la personne raisonnable reste sur la ligne droite de la raison, celle qui ne la mènera jamais très haut mais lui évitera, selon sa raison, de tomber trop bas.

Et c’est là toute la difficulté de la pensée raisonnable. Elle est très castratrice et source de frustration. Pour ne pas choquer, pour ne pas prendre de risques, la personne raisonnable avance sur une route toute tracée et s’interdit de sortir du cadre. La raison est la prison de la pensée créatrice source de bonheur et de nouveauté.

Alors, faut-il écouter son cœur ou suivre la direction donnée par la raison

Souvent la raison ne donne pas la direction à suivre. Elle se contente de confirmer une direction par défaut, moins ambitieuse, plus sécurisante à court terme. Vous savez, c’est le fameux choix de la raison. Vous auriez bien aimé acheter cette belle maison en bord de mer mais il vous manquait un peu de budget alors le choix de la raison, c’est de se rabattre sur ce vieux pavillon défraichi qui ne vous plaît pas vraiment mais qui lui rentre dans votre budget. La conséquence de ce choix par défaut? Vous l’entrevoyez rapidement : de la frustration, le sentiment d’être passé à côté de quelque chose de bien, du déclassement.

Alors certes, le choix du cœur n’est pas toujours le bon. Il n’est souvent pas très raisonnable. Mais l’important au fond, ce n’est pas le choix que vous faites à un instant T mais plutôt ce que vous en retirerez au niveau de votre chemin de vie sur le long terme. Avez-vous vraiment besoin de cette maison en bord de mer pour être heureux? Est-ce qu’il n’y a pas une autre maison en bord de mer qui serait plus adaptée à vos besoins et votre budget? Est-ce qu’une maison en bord de rivière ne serait pas une alternative acceptable? Vous le voyez, il y a toujours une troisième voie entre le cœur et la raison, celle du compromis positif qui satisfait à la fois le cœur et la raison. Le but ici est de concilier nos aspirations profondes et la réalité de la situation.

Pour s’épanouir, nous avons besoin d’écouter notre cœur et d’entendre la pensée positive distillée par notre petite voix intérieure. La raison a tendance à entrainer de la culpabilité avec des pensées négatives ce qui va influencer nos choix en les tirant vers le bas. Il faut avoir confiance dans l’avenir et faire preuve d’optimisme face aux choix de la vie. Ne pas prendre en compte nos émotions finit par entraîner du mal être.

Prenons un autre exemple, celui du changement professionnel. Qui n’a jamais rêvé de changer de vie? Vous savez comment cela se passe. Vous voyez un reportage à la télévision avec des personnes passionnées qui racontent leur vie idyllique depuis qu’ils ont fait le grand saut. Cela vous fait rêver car en comparaison, votre quotidien vous semble bien terne. Ou encore, vous avez rencontré une personne dans votre travail ou votre entourage personnel, elle déborde d’énergie et de projets, elle vous semble très épanouie et cela vous donne une grande envie de changement. Face à ces situations, il faut savoir prendre du recul. Pourquoi? Parce que chacun est unique et le chemin de vie d’un autre n’est pas le vôtre. Il faut donc construire son chemin de vie en fonction de ses aspirations profondes et non en fonction de celles qui semblent rendre les autres heureux. Ce qui fait la joie de vivre d’un autre ne fera pas forcément votre bonheur, loin de là.

Il y a également la situation amoureuse. Face à un amour impossible, faut-il mieux s’acharner ou tourner la page? Difficile à dire. Quand la passion nous pousse dans le précipice, on a toujours envie de savoir si c’est pour le meilleur ou juste pour le pire…

Comment faire le bon choix?

Le bon choix n’est ni celui de la raison ni celui du cœur, c’est celui qui vous rendra heureux à long terme. Et sachez que ce qui vous rend heureux dans le moment présent pourrait bien vous rendre malheureux dans quelques années. Nous évoluons dans un mouvement perpétuel. Pour atteindre la plénitude et la paix intérieure, vous devez vous recentrer et prendre le temps de la réflexion. Agir dans la précipitation sous le coup de l’émotion est toujours une mauvaise décision. Méditer, évaluer les différentes options en fonction de ce que l’on est, ce que ce l’on veut et ce que l’on ne veut surtout pas, c’est la meilleure façon pour faire les bons choix.

Ne laissez pas les autres vous dicter votre conduite par l’injonction de la bienpensance. Vous êtes le seul à vivre votre vie. Il ne sert à rien de s’enfermer dans une situation difficile à vivre. La vie est faite de risques. Nous en prenons dès le plus jeune âge. A ce moment-là, l’expérience ne nous a pas encore fait prendre conscience de ces risques. Songez au petit enfant qui se dresse pour la première fois sur ses deux jambes. Il n’a pas encore conscience que son équilibre est précaire. Il se dresse fièrement puis chute. S’il avait su qu’il allait chuter, il n’aurait pas pris le risque de se dresser. En se dressant et en chutant, il a découvert la joie que c’était de se tenir debout puis la difficulté que cela pouvait représenter. Du coup, il va réaliser cet apprentissage pour pouvoir se tenir debout sans chuter. Vous voyez certainement où je veux en venir. La raison, la pensée limitante lui aurait dit : « ne fais pas cela, tu vas chuter ». La conséquence de cette pensée est bien plus lourde que la chute en elle-même. En effet, c’est grave de ne pas tenter quelque chose à cause du risque associé, risque qui est souvent bien plus important dans nos pensées négatives que dans la réalité. Ces petites difficultés font partie de l’apprentissage de la vie. C’est ce qui nous rend plus fort, plus conquérant. En les surmontant, nous prenons confiance et nous devenons capables d’affronter des situations toujours plus difficiles. En les évitant, en prenant la fuite, nous renforçons notre sentiment d’incapacité à prendre des risques et avancer.

Vous l’avez compris, pour faire le bon choix entre le cœur et la raison, il faut essayer de se faire confiance et de faire preuve d’optimisme. La raison dictera souvent un choix frustrant sur le long terme. Le cœur fera parfois prendre des risques inutiles ou inconsidérés. Le cœur est comme le sel de la vie, il en faut une certaine dose pour donner du goût à l’existence. Mais il ne faut pas non plus faire tomber la salière dans le plat. C’est pour cela que le choix est parfois celui d’une troisième voie entre le chemin tracé par la raison et le rêve du cœur.

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