la jalousie

Comment en finir avec la jalousie?

La jalousie est un vilain défaut. Ça vous le savez déjà. Mais ce que vous ne savez peut être pas encore, c’est que les conséquences de ce défaut peuvent être contenues, dans une certaine mesure. Pour cela, il faut mettre en place une démarche de développement personnel.

Aux origines de la jalousie

La jalousie trouve souvent sa racine dans l’enfance. A la période de l’enfance, le petit enfant passe par plusieurs étapes de façon plus ou moins brutale. Il vit de nouvelles expériences. Il est confronté à un des situations nouvelles. Tout cela crée des émotions fortes. La jalousie en est une.

La jalousie peut naître de deux façons :

  • lorsque l’enfant doit partager de manière brutale et contrainte
  • lorsque l’enfant a le sentiment d’avoir perdu le centre de l’attention au profit d’un autre enfant notamment

Cela peut par exemple se produire lorsqu’un autre enfant arrive dans la famille ou plus simplement lorsqu’il doit partager son jouet favori avec un autre. Cette notion de partage est centrale dans l’éducation. Si on ne prend pas le temps d’expliquer à l’enfant la différence entre le prêt et l’abandon, il peut par la suite très mal vivre toute situation où il n’aura pas le sentiment d’exclusivité.

De la même façon, lorsque l’enfant a été habitué à avoir toute l’attention de ses parents, il entretient avec eux une relation à la fois fusionnelle et exclusive. L’arrivée d’un tiers dans ce duo ou ce trio peut être très mal vécue, en particulier si l’enfant a le sentiment que ce tiers a le droit à plus d’attention que lui. Tout enfant a besoin d’être rassuré en permanence par l’amour et la présence de ses parents. Vous comprenez aisément qu’un enfant qui est par essence dépendant de ses parents et se retrouve moins chouchouté du jour au lendemain peut très mal vivre cet épisode. Cela crée de la frustration, de l’insécurité et de la jalousie si l’enfant arrive à entrevoir qui a récupéré cette attention (que cela soit un autre enfant, un autre adulte ou une activité).

La jalousie est intimement liée au sentiment d’insécurité qui lui est associée. On y trouve là les notions d’abandon et de perte de repère. Tout cela peut être très subjectif et sembler farfelu aux parents qui ne vivent pas la situation de la même façon. En fait, le ressenti des parents n’a aucune importance. Un enfant n’a pas l’expérience nécessaire pour prendre du recul. Il vit cet abandon avec une grande violence qui crée un ressentiment fort. Cette vulnérabilité restera solidement ancrée en lui pour toute sa vie. Ce n’est qu’au prix d’un lourd travail d’introspection qu’il parviendra à aller au-delà.

La jalousie est une fragilité

Durant l’enfance, nous construisons notre carapace affective. Celle-ci est plus ou moins solide en fonction du degré de sécurité apporté par le cocon familial mais aussi des situations auxquelles nous sommes confrontés. Les personnes jalouses ont une sensibilité à fleur de peau sur certains sujets. Leur carapace est en verre et elle se fissure très facilement. Le moindre signal interprété comme un risque de perte ou d’abandon peut leur faire perdre toute objectivité. Ici, les notions de jalousie et de possessivité se croisent bien qu’il y ait quelques nuances.

La jalousie est une fragilité. La personne jalouse n’arrive pas à se satisfaire ce qu’elle a, pense que ce n’est pas suffisant à son bien être et passe son temps à rechercher ailleurs le moyen de combler ce sentiment de manque. Cela peut se traduire de différentes façons. Elle peut par exemple passer son temps à faire du shopping pour posséder toujours plus. Elle peut aussi se montrer infidèle en amour, anticipant ainsi, le risque d’être trompée ou recherchant à combler un supposé manque qui n’existe en réalité que dans sa tête mais pas dans la réalité. La personne jalouse vit souvent dans le fantasme que c’est mieux ailleurs. Comme c’est un fantasme et que la réalité est toujours différente, elle est souvent déçue. Du coup, elle entretient ce fantasme, toujours en quête de mieux, allant de déception en déception, incapable de se satisfaire du moment présent. On peut pourtant vivre mieux tout en vivant de peu en se focalisant sur l’essentiel.

La possessivité est le besoin de s’approprier une personne ou un objet de manière exclusive. La personne possessive va chercher à tout contrôler pour éviter tout risque d’être dépossédée. Elle est plus dans la défense des acquis à tout prix que dans une position offensive pour conquérir de nouvelles choses ou de nouvelles personnes comme peut l’être la personne jalouse. En fait, la possessivité est une forme de jalousie pathologique. La personne possessive est incapable de prendre du recul, elle est complètement débordée par ses sentiments et n’arrive pas à fait la part des choses. Elle va contraindre le quotidien de la personne à contrôler de manière excessive et souvent invivable. Ce comportement est extrêmement destructeur pour le couple.

La jalousie et la confiance en soi

Comme nous l’avons vu précédemment, la jalousie est liée à une fragilité. Cette fragilité est liée à un dérèglement de notre appréciation de la situation. Il n’y a en effet pas toujours de raison objective à la naissance même de la jalousie. Mais l’enfant n’a pas le recul nécessaire et il vit tout changement comme un bouleversement. Il n’a pas encore la capacité d’adaptation qu’il aura plus tard à l’âge adulte lorsqu’il a acquis de l’expérience au fil des années.

Cette fragilité entraine une perte de confiance en soi, souvent totalement ignorée. L’adulte jaloux ne se rend pas du tout compte qu’il n’a pas complètement confiance en lui. Pourtant la confiance en soi est l’une des clés pour expliquer la jalousie mais aussi la possessivité. Une personne qui a confiance n’aura pas peur de perdre ou de manquer car elle saura qu’elle peut facilement combler ce manque autrement, voire même que ce manque ne lui causera aucun préjudice. Du coup, si elle n’a pas peur de manquer, elle ne sera pas dans une attitude de contrôle excessif ou de conquête effrénée. Elle se contentera de ce qu’elle a et appréciera bien plus le moment présent.

Comment ne plus être jaloux?

La jalousie est un sentiment très profondément ancré dans l’individu. Il est très difficile de s’en débarrasser. La jalousie maladie est une pathologie très lourde avec un impact au quotidien sur la vie de la personne atteinte.

La première chose à faire est de prendre conscience de la jalousie et de son impact. Pendant une semaine, il faut noter toutes les pensées négatives et limitantes que vous avez. Vous allez voir que la liste fait souvent froid dans le dos. La jalousie a des conséquences insoupçonnées. A partir de là, vous allez voir combien la jalousie entraîne de frustrations et de difficultés dans votre quotidien.

Comme votre vie pourrait être plus simple et heureuse sans ces frustrations! Pourquoi ne pas essayer? Plus simple à dire qu’à faire! Mais il faut quand même tenter. La méthode à suivre est la suivante. Pour chaque pensée notée, vous allez écrire à côté quelle pourrait être une pensée alternative, plus positive.

Par exemple, si vous vous dites : « je ne veux pas que mon ami aille jouer au tennis avec ses amis car j’ai peur qu’il fasse une rencontre ». Dites-vous plutôt : « je suis contente que mon ami passe du temps avec ses amis car il apprécie ces moments et lorsqu’il revient, il est très agréable et heureux ». Si vous vous dites : « comme j’aimerais avoir la maison de mon voisin, elle est si grande et belle par rapport à la mienne ». Dites-vous plutôt : « mon voisin a une belle maison. Il a dû beaucoup travailler pour l’avoir et elle doit lui demander beaucoup d’entretien. Ma maison correspond à mes besoins et je vais voir comment l’améliorer pour m’y sentir toujours mieux ».

Vous voyez l’idée? Il faut relativiser et être factuel plutôt que de vivre dans le fantasme et l’envie. Il faut ensuite essayer de tirer le meilleur parti de chaque situation, voir le bon côté des choses et adopter une pensée positive. La jalousie n’apporte rien de positif. Il faut recréer de la confiance, vous verrez la vie vraiment différemment.

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